Resident Evil 6

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Jill
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- PARTIE III : PLAQUES D'IDENTITÉ

Rien à signaler.

- PARTIE IV : CONTENU SUPPLÉMENTAIRE CHASSE À L'HOMME

Page n°276 :

Il manque le numéro de la page en bas à gauche.

Page n°278 :

Les stagiaires du guide ont écrit "peuvant" au lieu du mot "pouvant".

Il est dit que l'on peut incarner un chien zombie dans l'armurerie qui se trouve dans le premier chapitre de la campagne de Leon S. Kennedy.
Ce qui est totalement faux.

Page n°279 :

On nous dit que l'on peut incarner un Shrieker dans l'armurerie qui se trouve dans le premier chapitre de la campagne de Leon.
Une fois de plus, ce n'est pas vrai.

- EXTRA MERCENAIRES

Page n°282 :

Sur les captures d'écran qui nous montre les différents sabliers, je me demande comment les gars de chez BradyGames ont fait pour avoir ce genre de vues sur ces objets avec, en plus, 02'00"00 au compteur.

Page n°283 :

Le guide dit qu'il ne faut pas compter sur les contres-attaques qui peuvent achever les ennemis et valoir 10 secondes supplémentaires au chronomètre. L'excuse est qu'en utilisant la contre-attaque, on passe toute la session à attendre que l'ennemi nous attaque ?
Ouais et alors ?! Le meilleur moyen d'obtenir le plus haut score est d'utiliser justement et uniquement, les contres-attaques.
Les gens de chez BradyGames sont vraiment des amateurs qui n'aiment pas le défi du haut score. Un comble qu'un guide nous dit de ne pas utiliser la technique de la contre-attaque ! :desespere

Page n°285 :

Après les captures d'écran des sabliers, on nous montre les personnages en pleine provocation avec toujours 02'00"00 au compteur. Je veux dire qu'il est impossible de lancer une provocation avec le temps gelé à deux minutes. :eek4

Page n°288 :

Sur l'équipement du personnage de Piers Nivans, le guide a oublié de placer "Fusil antichar x10" sur une ligne seule.

Page n°291 :

Le pire se trouve sur l'équipement du personnage de Ada Wong. Tout son arsenal est placé l'un à côté de l'autre.

Page n°293 :

Sur la carte du niveau "CHAOS URBAIN", il manque un sablier de temps combo.
Encore du très bon travail de la part de BradyGames, ça...

Page n°297 :

Il est dit qu'il est difficile d'éliminer les Bloodshots en un seul coup lorsqu'ils sautent sur nous.
N'importe quoi ! L'astuce, c'est de ne pas se trouver ne face d'eux lorsqu'ils plongent sur nous. Il suffit de se décaler un peu sur le côté et le tour est joué.
Amateurs !

Pour finir, les personnages en second et 3ème costumes ne sont pas mentionnés dans cette horreur qui se dit être un guide.
Sans oublié que le guide s'arrête au troisième niveau "LES ENTRAILLES DE LA TERRE".
Même le personnage "Agent" est absent.
19,99 € pour ce torchon... :SS
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Jill
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Génial ! Le guide ne fait aucune allusion aux modes survivants, carnage, prédateur et siège... :mouais
Je n'ai jamais eu entre les mains un guide aussi incomplet. Moi qui me plaignait du guide officiel de Metal Gear Solid 2 Sons of Liberty incomplet, finalement, ce n'était rien comparé à celui sur Biohazard 6.

- PARTIE V : APPENDICES HABILITÉS

Page n°300 :

Le guide aurait pu proposer une autre capture d'écran que celle déjà vu sur le personnage de Sherry Birkin dans le mode mercenaires.

- OBJETS

Rien à signaler.

- ARMES

Page n°307 :

Sur l'image illustrant le Bear Commander, il y a une image d'une boite de cartouches d'acides et sur l'image du lance-grenades, deux images de boites de cartouches explosives.
En fait, la boite d'acide aurait du aller chez le lance-grenades et une boite explosive, chez le Bear Commander.

Page n°308 :

Sur la description de la grenade aveuglante et écrit, je cite :
"Utilisez les grenades aveuglantes lorsque vous êtes entourés par des ennemis et voulez-vous déplacer vers une position plus sûre ou simplement les éviter complètement."
voulez-vous, hein ?

- ENNEMIS

Page n°315 :

Sur la description du Strelats, il est dit, je cite :
"Évitez ce liquide, même si pour ce faire vous permettez aux Strelats d'échapper."
Ce n'est pourtant pas compliqué d'écrire "de s'échapper". Je me demande ce qui est le pire, les fautes d'orthographe ou le fait que personne de chez BradyGames n'ai prit soin de relire les textes avant impression pour la mise en vente du livre ? :?

Page n°319 :

Sur la description de la Spore Carla-S, on nous dit qu'il est inutile de gaspiller des munitions sur cette créature car elle ne peut pas être tuée.
C'est faux !

- MÉDAILLES

Page n°324 :

Sur la médaille "Avoir secouru un partenaire", le guide dit pour l'obtenir et je cite :
"Aider un partenaire qui a été abattu ou st en difficulté."
Alors d'un, ce n'est pas lorsqu'il est abattu qu'il faut l'aider (on ne peut pas aider un mort :lol5) mais lorsqu'il est mourant et de deux, "st" ? :??
"se trouve", peut-être ?

Sur la médaille "Avoir tué un ennemi mourant" est écrit, je cite :
"Tuer un ennemi mourant."
Que ce soit la titre de la médaille ou sa description, tout est faux. En fait, il faut tuer un ennemi lorsque notre personnage est mourant pour obtenir la médaille, c'est tout.

Page n°328 :

Je rigole de la description de la médaille "Avoir joué comme un Shrieker."
Limite, c'est une insulte de jouer comme un Shrieker. :lol

Page n°329 :

Pour obtenir une certaine médaille en mode mercenaires, il faut juste détruire un sablier jaune de bonus de temps avec une glissade. Sauf que le guide dit de détruire un sablier jeune...
Comment ont-ils obtenu l'âge des sabliers ? :lol5

- SUCCÈS/TROPHÉES

Rien à signaler.

Ainsi se termine mon horrible aventure sur ce torchon.
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Jericho
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Merci pour ce compte rendu qui a l'air super :lol :dents !

PS: Jill, ton avatar c'est pas Kairi Sane une diva de la WWE ?
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Jill
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Pas Diva, "Superstar". Le terme Diva n'existe plus depuis 4 ans. ;)
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Jericho
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Ah ok ! ça va faire pas mal de temps que je regarde plus la WWE :^^ !
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Magnum
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Dixième Resident Evil joué l'année dernière parmi la douzaine que je m'étais fixé pour mon marathon des platines Biohazard principaux. Comme je l'ai déjà évoqué, il s'agit du vilain petit canard de la série principale à mes yeux, mais j'en garde toutefois une expérience particulière, surtout en mode coopération dans l'histoire où le titre révèle tout son potentiel, changeant la donne par rapport au mode solo. À l'image du cinquième épisode, le titre est surtout pensé pour profiter agréablement de l'aventure à deux. Donc sans plus tarder, je passe au crible RE6 !

Resident Evil 6 a été un RE que j'ai découvert sur le tard. Cela est dû à une époque où je rechignais à jouer à un Biohazard s'appuyant de plus en plus sur l'action, mais également sur les modes en ligne qui me rebutent. D'ordinaire, j'ai toujours préféré les survival horror en solo. Pour moi, c'est un genre qui se joue de façon personnelle. Du moins, si on parle d'un vrai survival horror. Ce que n'est pas RE6. Resident Evil étant une saga qui appartient à l'origine à ce genre, elle a dérivé par la suite sur divers genres en conservant une touche d'horreur et la thémathique des sempiternels B.O.W. Mais il faut aussi savoir d'adapter aux rouages du temps et aux changements. Avec le recul, j'ai enfin pu me mettre à RE6. Je ne pouvais pas non plus passer à côté. Le titre s'inscrit comme une bonne suite, scénaristiquement parlant, respectant l'ADN de l'ère "Bioterrorisme" initiée par RE4 au sein des épisodes majeurs. Pourtant, avant de mettre les mains dans le cambouis, je pensais et considérais que Resident Evil 5 marquait la fin de la série avec les origines d'Umbrella et la mort de Wesker, le méchant principal qui restera le bad boy badass de l'espace intersidéral et de tous les temps dans la saga.

Une nouvelle porte s'ouvre avec ce 6ème volet. Après un didactiel bien introduit et qui nous plonge direct dans l'ambiance trépidante du titre, c'est sans trop d'hésitations que j'embraye avec la campagne de Leon. De fait, je connaissais déjà l'ordre recommandé et naturel des campagnes, même si je trouve appréciable de les jouer dans l'ordre souhaité. La campagne de Ada étant la dernière à se débloquer une fois celles de Leon, de Chris et de Jake bouclées, marque la cerise sur le gâteau pour saisir toutes les subtilités de l'intrigue où les destins de nos binômes s'entrecroisent.

Alors, me faisant la main dans la première campagne avec Leon et Helena, j'ai pu m'habituer plus ou moins à l'ambiance très... urbaine et nocturne. Une atmosphère qui se rapproche encore pas mal du survival horror. Mais une fois passé les deux premiers chapitres, ça décline lentement pour verser progressivement dans l'action laissant place à une multitude de clichés hollywoodiens alternant entre le nanard et le ridicule. Cette campagne démarre en douceur, sous forme de tutoriel, et s'illustre comme une sorte de revisite de Raccoon City grâce aux innombrables clins d'œil. L'ambiance de ce périple est, à mon sens, ce qui se rapproche le plus des anciens RE dans sa première moitié, grosso modo. La suite devient un peu plus expédiée mais on reste encore dans une ambiance proche et familière. La présence des zombies tout au long me conforte là-dessus. En fait, on n'a pratiquement droit qu'à des zombies dans cette campagne, mais différents spécimens suffisant à apporter de la variété dans le bestiaire déjà très riche de ce RE6. On pourrait même considérer l'aventure de Leon & Helena comme un jeu de zombies à elle seule. Juste les boss qui ne ressemblent nullement à des morts-vivants. Et n'oublions pas les chiens zombifiés, même s'ils sont peu nombreux dans cet épisode. Et parlons-en des boss justement, ils sortent d'un délire venu d'une autre planète. Entre une nymphe rappelant un kitsune en version mutante humanoïde, en passant par une sorte de taureau osseux mêlé à un centaure, au T-Rex cyclope tout aussi osseux qui fait voler des Hammers d'un coup de tête... Autant dire que j'ai trouvé les boss risibles sous leurs faux airs impressionnants. Ah, et le requin mutant avec son immonde parasite à la bouche dont la présence sert à rappeler le Neptune du 1 ou Remake du 1, mais il ne lui arrive même pas à la cheville niveau charisme. Une fois les deux premiers chapitres passés, le reste est une surenchère de scènes d'action et de cinématiques nanardesques, avec en prime une certaine inspiration au film La Tour Infernale. On a même droit à un court segment de nage. Il y a une légère baisse de qualité au fur et à mesure de la progression du tandem Leon & Helena. Mais au final, ça reste de loin ma campagne préférée des 4 proposées. Parce qu'elle fait un peu survival horror, rappelle immanquablement RE2 et en plus, on a droit à une série de petiites énigmes simples mais efficaces.

Après une campagne axée enquête et survival horror avec de l'action intermittente, passons donc à celle de Chris, largement plus musclée. Notre vétéran fait équipe avec Piers, un excellent élément du BSAA et un nouveau personnage, probablement le plus abouti des nouveaux pour moi. Ce duo de choc boosté aux testostérones n'aura de cesse d'éliminer essentiellement des infectés (les J'avo) et autres créatures issues du Virus-C. C'est simple, ici on a droit à de l'action non-stop, pas le moindre répit. C'est aussi à partir de cette campagne que le jeu dévoile son mélange des genres pour apporter un souffle inédit. En effet, on passe à du Gran Turismo version course poursuite avec du gunfight à la tourelle, à une simulation d'avion de chasse façon Ace Combat où le but est d'éliminer l'artillerie anti-aérienne d'un porte-avion afin de s'y poser. Si en plus de l'action extrêmement présente (pour ne pas dire omniprésente) on ajoute à cela des QTE à tout bout de champ, alors je dirai sans peine qu'il s'agit de la campagne la plus éprouvante. Devoir activer une séquence de touches pour utiliser un terminal, déjouer un piège ou placer des explosifs, pour le moindre détail d'interaction avec le décor, c'est juste la goutte de trop. Quel intérêt ? N'a-t-on pas déjà suffisamment d'action intense avec le binôme Chris & Piers comme ça ? BSAA oblige, l'ambiance avec les deux frères d'armes se veut particulièrement militarisée, tant et si bien qu'un des chapitres n'est pas s'en rappeler la Seconde Guerre Mondiale en mode Call of Duty. L'impression de parcourir des champs de bataille se fait rapidement sentir, ce qui tranche considérablement avec ce qu'on a l'habitude de voir dans la série. Néanmoins, les environnements sont particulièrement variés ici malgré le climat militaire fortement palpable. Quartiers chinois, quais, ville européenne dévastée, base de porte-avion, complexe sous-marin... On est souvent dépaysé dans les campagnes de RE6, mais dans celle-ci, j'ai trouvé que les changements et jonctions entre les différents chapitres apportaient un peu plus de voyage. En tout cas, je l'apprécie nettement moins par rapport à celle de Leon. L'action est beaucoup trop présente, les QTE sont d'une lourdeur affligeante, et les transitions avec les simulations de course poursuite en voiture et en avion de chasse auraient très bien pu se résumer à des cinématiques. Je ne comprends pas cette volonté de faire un fourre-tout des genres. À noter quelques clins d'œil au tout premier RE dans cette campagne, comme un tableau qui tombe ou, mieux, un serpent faisant office de boss fight en plusieurs phases rappelant le Yawn mais sous un camouflage spécial.

Enfin, la campagne de Jake & Sherry se focalise quant à elle sur l'infiltration dans une certaine mesure et la fuite, avec une bonne dose d'action évidemment. Revoir Sherry devenue une jeune femme m'a paru sympa, avec les pouvoirs hérités dans RE2 qui la rapproche de Jack, qui lui aussi détient un certain pouvoir. Les deux font la paire, c'est le cas de le dire. J'irais même jusqu'à dire que c'est le duo qui se complète le mieux dans tout le jeu. Tant dans l'évolution des deux personnages que dans leur relation complémentaire, ainsi que leur lourd passé leur apportant beaucoup de points communs. Je vois cette campagne comme une sorte d'hommage à RE3 Nemesis, dans la mesure où justement on est sans cesse traqué par un monstre qui rappelle le Nemesis et répondant au nom de code Ustanak. D'où la fuite en avant qui se ressent fortement ici, et qui rend la campagne intense mais aussi un peu plus courte que les deux autres j'ai trouvé. On revit certaines scènes et combats qu'avec Chris et Piers, mais ici sous un autre point de vue. Cela fait partie de la magie des destins croisés des protagonistes de ce 6ème opus. Par contre, je n'ai pas tellement aimé l'Ustanak. J'ai l'impression qu'il est plus là pour rappeler le Nemesis qu'autre chose, une sorte de fan-service bête et méchant. Le truc, c'est que je ne lui trouve aucun charisme. Le principe de modifier à volonté son arsenal greffé à son bras droit amputé est intéressant, mais la créature en elle-même est d'une mocheté sans nom. Ce n'est pas une belle laideur comme avec Nemesis, ici le titan est très défiguré, étrangement déformé, avec un horrible teint délavé et porte des louboutins ridicules à faire pâlir de jalousie les héros de Kingdom Hearts. Bref, je n'ai pas été très convaincu par ce choix de monstre. Mais je dois dire qu'il donne du fil à retordre quand même, le bougre. Du coup, on passe le plus clair du temps à l'affronter ou à le fuir dans des séquences et phases de jeux scriptées lorsqu'on le croise. Mais on ne peut pas l'affronter ou l'esquiver quand on le souhaite, contrairement au Nemesis dans RE3 où on avait majoritairement le choix. Une mécanique parmi tant d'autres rendant le jeu encore plus linéraire qu'il ne l'est déjà. L'ambiance à cette campagne est particulière et se démarque des autres, avec son côté un peu triades dans les quartiers chinois et palais qui m'a rappelé le jeu Sleeping Dogs. Mais là encore, tout comme avec Chris & Piers, le jeu ne peut s'empêcher d'explorer de nouveaux horizons avec les simulations de véhicules. Tantôt il faudra échapper à une avalanche aux commandes d'une motoneige, tantôt il faudra fuir à toute berzingue sur une moto de sport tout en luttant contre les forces spéciales de Neo Umbrella, sans oublier "une petite balade tranquille" en radeau sur un lac avant la tempête. Le final use et abuse de scènes spectaculaires mais pas crédibles pour un sou, elles restent cependant agréables à regarder et maintiennent un rythme tambour battant. Le bestiaire est à peu près l'équivalent de la campagne de Chris, l'Ustanak étant ici le principal boss, entre autres.

Pour finir, la campagne d'Ada qui est la plus courte. Cette dernière agit en solo et son périple a le mérite d'être ponctué d'énigmes, mais seulement dans les deux premiers chapitres. L'infiltration est de mise, notamment dans le chapitre 1 et à certaines occasions. Tandis que l'action bat son plein vers la fin de la campagne, en particulier dans le chapitre 5. L'utilisation de véhicules ne pouvant manquer, ici c'est l'hélico qui offre une puissance de feu accrue et des missiles contre d'autres mouches mécaniques, afin d'organiser un beau feu d'artifice en ville. La gracilité et l'intelligence du papillon écarlate ne lui seront pas de trop pour mener à bien sa mission et aider les autres agents. Le petit plus est qu'on comprend quelques subilités du scénario global en incarnant Ada, dont son scénario à elle rejoint ceux de tous les autres personnages, et tout particulièrement celui de Leon. Comme je l'ai déjà dit, c'est la cerise sur le gâteau afin de mieux comprendre les tenants et aboutissants de l'intrigue... Même si la fin m'a laissé un petit goût d'inachevé.
Aussi, cette campagne reprend tous les ingrédients de toutes les autres, mélangeant ainsi enquêtes, énigmes, infiltration, fuite et action comme toujours. Mais personnellement, je l'ai davantage vécue comme une sorte de "Separate Ways" de Resident Evil 4, étant donné qu'elle croise Leon plus souvent que les autres protagonistes, et qu'on a droit à des scènes d'interaction entre eux comme ce fut le cas dans RE2 & RE4.

Et une fois toutes ces campagnes terminées, j'ai pu constater à quel point Biohazard 6 est un jeu d'action survoltée et un melting pot, se démarquant tellement de ses autres frères que j'ai eu limite l'impression de ne pas jouer à un jeu de la licence. Mais simplement à un tout autre jeu en oubliant le titre qu'il porte. Pourtant, force est de constater que c'est un Resident Evil dans le fond, et un RE majeur qui plus est, parce que de vieilles têtes sont de retour et que le bioterrorisme prend ici une tournure aux enjeux déterminant pour conclure un chapitre de la saga. En cela, il reste un très bon jeu d'action pour la variété de gameplay qu'il propose. De plus, en cumulant les quatre campagnes qui représentent l'histoire principale dans son entièreté, on atteint une durée de vie plus que généreuse avoisinant la trentaine d'heures en découverte. C'est quand même assez impressionnant pour un jeu où l'action est majoritairement présente. Certains chapitres peuvent se révéler assez longs, certaines cinématiques peuvent aussi être longuettes même si on n'est pas au niveau d'un Metal Gear, et le mélange des genres aide à tirer sur la corde de la durée de vie. C'est justement parce que les campagnes ont une bonne durée que l'action peut devenir lassante. Tel est le sentiment gravé en moi alors que la manette peinait à tenir entre mes mains après les crédits de la dernière campagne. C'est éprouvant au possible. Le problème étant que le jeu en fait trop. Au-delà de l'action bien plus présente que dans RE5, c'est le fait de se fader des Quick Time Events quasiment à outrance. Ces séquences d'actions contextuelles sont toujours là, d'une zone à l'autre, que ce soit un ennemi à achever avec un coup de grâce, spammer un bouton pour traverser une barre suspendue au-dessus du vide, alterner entre des gâchettes pour donner un mouvement mécanique aux personnages lorsqu'ils grimpent une surface pour éviter de tomber, appuyer quand l'aiguille tournant dans le sens des aiguilles d'une montre touche des segments en surbrillance... J'en passe et des meilleurs ! Les QTE sont nombreux et variés mais trop présents pour tout et n'importe quoi, allant même jusqu'à s'imposer pour une interaction visant simplement à ouvrir une porte , déclencher un mécanisme ou activer un objet. C'en est ridicule. Autant dans RE4 les QTE passaient crème et s'incorporaient très bien, autant dans RE6 ils sont d'une lourdeur telle que ça m'a gavé.

Tout tourne principalement sur l'action débridée et la surenchère explosive de cinématiques plus nanardesques que d'habitude et truffées de clichés hollywoodiens, avec une surabondance de fan-service (bon et mauvais). Mais il y en a trop, beaucoup trop. Ça tire et ça pète de partout. Les nouvelles actions et mouvements des personnages accentuent cette dimension. Parfois, j'ai eu la sensation de me retrouver dans un film d'action hollywoodien avec de l'action à gogo et pratiquement aucun répit. Pourtant, niveau gameplay ça n'est pas désagréable à jouer bien que la configuration des touches change un peu de RE5, et cela demande un petit de temps de prise en main, surtout quand on ressort de RE5.
Ce n'est pas peut-être pas le cas pour la majorité des gens, mais j'ai eu la chance de trouver rapidement un partenaire dès ma première partie pour faire les 4 campagnes. Et la seconde partie également, en Pro. Par la suite, j'ai tout refait en solo et le moins qu'on puisse dire, c'est que la différence entre jouer seul et avec un ami est gargantuesque. En solo, une certaine monotonie s'installe au bout d'un moment, tandis qu'en coop ce sentiment s'atténue et un certain plaisir de jeu naît. C'est fou la différence que ça fait !

Difficile de nier l'ambition des développeurs à pondre un RE concluant en force un arc de la saga principale. Un RE qui aurait pu être le dernier, mais qui ne le fut point et c'est tant mieux. On sent cette volonté d'en faire un final dantesque, où la majorité des personnages iconiques se rencontrent. Comme par exemple Chris et Leon pour la première fois dans un jeu, laissant un sentiment de nostalgie et de fan-service, et pourtant brillamment amené dans le scénario. Le fan-service n'est pas toujours exploité au mieux, des fois c'est juste là pour faire plaisir aux fans et rien de plus. Dans tous les cas, c'est audacieux.
Ici, le scénario général jouit d'une certaine complexité grâce aux scénarios croisés des différents protagonistes, même s'il ne peut échapper à la nanardise propre à la saga jusqu'au boutiste de ce 6ème épisode ne cessant d'en faire des tonnes et de battre tous les records. Le tout servi par des musiques ambiantes malgré la dimension très action du gameplay, ce qui contribue à l'intrigue et au suspense d'une certaine manière. Les thèmes de boss donnent de l'ampleur aux enjeux de la trame et, sans être mémorables, restent drôlement bien orchestrés et certains épiques. Les effets sonores sont parfois bizarres, notamment lorsqu'on ramasse des ressources car ils résonnent comme des sons de grenouilles. Mais rien de bien méchant.
Question difficulté, le jeu est plus facile qu'il n'y paraît, surtout une fois qu'on connait les patterns des ennemis et qu'on récupère l'intégralité de la vie après un échec. Les soins devenant un peu inutiles, sauf éventuellement contre les boss. Heureusement qu'il y a le mode No Hope, qui permet de contrebalancer ce défaut dans un game over.
Un truc que je n'ai pas trop apprécié, c'est la navigation un peu "usine à gaz" des menus en temps réel pour équiper/changer d'armes et utiliser des objets. Ce n'est pas toujours très lisible ou intuitif. Et ces comprimés à mélanger pour créer des soins complets, quelle plaie !

Il y a clairement une inspiration à la RE2 pour le croisement des scénarios. Et petit détail qui fait son petit effet même s'il ne change rien à l'histoire dans l'absolu : jouer le deuxième personnage d'un binôme peut donner une autre vision sur la situation et permet de mieux comprendre ou ressentir la relation qui le lie au premier personnage de ce même binôme. En outre, ça permet d'emprunter des petites routes différentes dans la même campagne car il faudra parfois se séparer et se rejoindre, ceci afin de progresser en toute impunité. Autant dire que la coopération entre les protagonistes sert bien l'histoire. C'est un bon scénario de RE, mais ce n'est pas le meilleur de la saga pour moi. D'autant plus que la conclusion avec Ada se voulant comme le fin mot de l'histoire, donne un léger sentiment d'inachevé, voire de boucle infinie incitant à refaire toutes les campagnes pour chercher à tâtons tel ou tel détail qui ne semble pas encore clair.

L'ambition y est, les graphismes sont jolis mais pas exceptionnels, la faute à certaines textures baveuses et à des effets d'animation laissant à désirer comme le feu et l'eau. Globalement, d'un point vue visuel, je trouve qu'il y a un contraste à la fois sombre et coloré. Les couleurs sont souvent clinquantes et chaudes. Les cinématiques restent fluides dans l'ensemble, et les personnages très bien réalisés (surtout leurs visages qui sont un régal à contempler).
Dommage que le jeu soit linéaire et qu'il n'y ait quasiment aucune dimension d'exploration. Qui dit jeu à l'action poussée, dit jeu linéaire à souhait.
Aucun trésor non plus. À la place, on gagne des points en forme de pièces de jeux d'échec pouvant être échangés contre des habiletés. Habiletés qui d'ailleurs sont inutiles pour les trois quarts.


Bref, un épisode qu'il m'aura fallu bien éplucher, autant en solo qu'en coop, et refaire pour vraiment faire le point dessus.
Les DLCs qui ne sont rien d'autre que des maps multijoueurs et modes en ligne versus ne m'ont fait ni chaud, ni froid. Je dois cependant avouer qu'il y a de l'idée. Mais bon, le multi n'a jamais été ma tasse de thé, et encore moins dans un RE.
Au final, c'est un RE que j'ai trouvé moyen dans l'ensemble. Un gameplay trop orienté action. Une surenchère de vouloir épater la galerie. Du fan-service à la fois digeste et indigeste. Les références aux épisodes antérieurs sont légion et il est amusant de chercher des easter eggs. Le scénario est bon et joue habilement avec les scénarios se superposant et les relations de la plupart des personnages. Il y a une ambiance propre aussi qui fait le café.
Au final il y a du bon et du mauvais, de quoi rester mitigé. Mais ça reste un RE majeur à faire pour tout fan de la saga, au moins une fois.


À jeu moyen, note moyenne : 5/10
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