Resident Evil 7

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GTK
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Lurka a écrit : 29 janv. 2020, 13:18 Un leak douteux, surtout quand il y a marqué qu'Ethan sera jouable. Ca ne veut peut-être rien dire mais par souvenir, dans l'interview de Takeuchi, il disait que le prochain suivra à peu près le même schéma avec un nouveau personnage comme Ethan pour RE7.
Jericho a écrit : 29 janv. 2020, 20:36 Personnellement, j'crois pas du tout, je vois très mal Capcom revenir au FPS. En plus de ça, Ethan serait encore le protagoniste ? Tout ceci me parait être un fake.
Héhé, c'est rigolo de relire ces messages aujourd'hui :wink Attention, je ne me moque pas, car c'est facile à dire aujourd'hui, et à l'époque, un retour d'Ethan, surtout comme personnage principale, je n'y croyais pas non plus :p

Quand Not A Hero était sorti, je l'avais commencé, mais ça ne m'avait pas plus et j'avais laissé tombé en cours de route, sans le finir donc.
Mais avant de faire RE8, je me suis dit que j'allais faire RE7 avec les deux DLC principaux (j'ai vite-fait essayé les autres mais bon, c'est d'avantage des mini-jeux n'apportant rien à l'histoire).
A mon avis, je n'avais pas aimé Not A Hero car je l'avais lancé alors que je n'avais plus joué à RE7 depuis un bout de temps, car là, le fait juste après l'histoire principale, et ça a été un véritable plaisir.
J'ai moins aimé End of Zoe, car j'ai trouvé le fait de combattre (les combattre ? Que dis-je... Leur exploser littéralement la gueule ouais :lol ) les Molded à mains nues un peu ridicule, et l'espèce de gantelet de pouvoir, c'est un peu la cerise sur le gateau en terme de ridicule et de "coïncidence" (on a jamais vu d'arme de ce style, mais là évidement, on tombe dessus par hasard alors qu'on joue un personnage se battant aux poings :rolleyes2 ).
Mais j'ai quand même aimé End of Zoe, ces deux DLC prolongent et terminent l'histoire principale d'une belle façon je trouve.

Par contre, d'un point de vue scénaristique...
Je ne comprends pas bien le retour de Jack ?
Pour moi, il était définitivement mort puisque Ethan lui injecte le serum, ce qui le calcifie.
Mais après, je me suis dit que c'est vrai qu'on le voit dans la vision qu'Ethan a sur le bateau, ce qui signifie que l'esprit de Jack est toujours présent dans le réseau de mycélium, et qu'il a dû être "ressuscité" une fois encore par la moisissure.
Mais je pensais qu'avec la mort d'Evelyne, il disparaitrait ?

Aussi, pourquoi Jack est ressuscité mais pas Marguerite ? Si Zoe, qui n'était pas infectée au même point que ses parents, faisait parti du réseau de mycélium, Marguerite qui y était très liée elle aussi aurait dû en faire partie, non ?
Et pourquoi Jack tente de récupérer Zoe ? Evelyne ne semblait pas spécialement tenir à Zoe, non ? Alors pourquoi envoyé Jack la récupérer (enfin, je pars du principe ici que Evelyne est morte mais qu'une trace de sa volonté continue de vivre dans ce qu'il reste de la moisissure) ?

D'ailleurs, on sait pourquoi Zoe n'a pas mutée de la même façon que les autres ? J'ai trouvé sa mutation très belle et élégante, mais je me suis dit "Pourquoi ce traitement de faveur alors que les autres sont devenus des tas de moisis ?" :eek4

Enfin, j'ai une théorie qui pourrait répondre à chacune de mes questions mais j'aimerai savoir s'il y a des "éclaircissements officiels" on va dire.
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Hunk
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Jericho
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Félicitation a Bio 7 pour c'est 10 millions de vente :kao46 :kao48 ! Dans tout les cas, j'espère que pour Bio 9 ils reviendrons à la formule TPS.
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Jericho
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Bon anniversaire à Bio 7 et aussi au REengine qui fêtent aujourd'hui leurs cinq ans.
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Patrick
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Pour Resident Evil 7, je n'ai que du positif à dire. Je sais qu'il n'est pas au goût de tout le monde et que beaucoup de fans ne voulaient pas cette approche pour un retour au survival-horror dans la série, mais pour moi le jeu a été une réussite. J'ai kiffé le concept entier de cet épisode. J'étais ravi qu'il nous pondent une suite qui mettait en vedette de nouveaux protagonistes si longtemps après Resident Evil 2. Voir le point de vue de sang neuf dans cet univers sans la présence directe d'un ou plusieurs personnages vétérans pour les guider était une idée intéressante.

Et aussi le fait que le jeu se déroule principalement dans un vieux manoir comme dans Resident Evil 1 était un vrai plaisir pour moi étant donné que Resident Evil 1 est mon épisode favori. Et cerise sur le gâteau, le jeu ramène la série vers une ambiance crade et sinistre avec de l'exploration, des puzzles et des salles de sauvegarde classiques. Bref il y a beaucoup d'éléments qui me rappelaient mes premières heures dans cette série quand j'avais à peine 13 ans.

Si Resident Evil 7: biohazard a réussi à prendre le place de mon quatrième épisode favori, Resident Evil code: Veronica, dans mon top cinq personnel c'est pas pour rien. Je ne dis pas que Resident Evil 7 est meilleur que Code: Veronica et je comprends certains des défauts qu'on reproche à ce septième opus, mais tout ce beau mélange en terme d'exécution, d'esthétique et d'ambiance a réussi à me séduire au niveau de l'expérience de jeu et de l'horreur.

Je lui souhaite affectueusement un joyeux anniversaire.
''6 years have passed since the biological disaster in Raccoon City. Leon S. Kennedy, one of the survivors of the incident, has been recruited as an agent reporting directly to the president of the United States.''
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Jericho
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Bio 7 est un excellent Bio, mais malheureusement, il a beaucoup de défauts pour être dans le top des meilleurs Bio. À commencer par une OST quasi inexistante, et aussi tout simplement le pire bestiaire de la saga.
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Patrick
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C'est pour ça que je dit que c'est mon top cinq personnel ;)

Étonnant et pour la surprise de plusieurs, Biohazard 7 est classé parmi les meilleurs Survival Horror des années 2010 et est souvent inclus dans les top 5 des meilleurs jeux Resident Evil. C'est son ambiance qui en fait un jeu très populaire. C'est vrai que malgré quelque défauts, il reste un excellent jeu d'horreur.

Et oui, Resident Evil 7 possède le pire bestiaire de la série numéroté. C'est ma plus grande critique négatif sur le jeu. J'apprécie grandement les Biohazard pour son bestiaire diversifié qui en fait un jeu qui se démarque des autres histoire de zombies typique. Si les Molded auraient été des zombies plus classique plutôt que des créatures mutante vaguement humanoïdes, j'aurai peut-être détesté encore plus le bestiaire de Biohazard 7.
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Magnum
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Et oui, 5 ans déjà de Resident Evil VII: Biohazard ! C'est fou ce que le temps passe vite...
Je ne l'ai pourtant découvert qu'il y a un an et demi. J'ai sauté le pas comme on dit, lors de cette découverte, car j'émettais quelques réserves sur ce RE après m'être renseigné. Contre toute attente, j'ai pris rapidement goût à ce RE principal sortant des sentiers battus par rapport à tous ses prédécesseurs, enchaînant ainsi pas moins de 6 runs d'affilée. Les DLCs ont naturellement suivi, en vrac et sans ordre particulier, mais en laissant Not A Hero & End of Zoe pour la fin puisqu'il s'agit des plus intéressants. Comme on dit : le meilleur pour la fin ! J'ai tout complété entre 2 et 3 semaines, en prenant mon temps bien sûr mais sans pause.

La première chose que m'a évoqué le jeu dans son ensemble, est comme une sorte de départ à zéro. Ou plutôt un redémarrage. Un peu comme ce fut le cas avec RE4, à savoir un nouveau chapitre historique de la saga principale. De plus, je trouve que ce septième opus se détache considérablement de ses prédécesseurs au niveau de la connexion historique, mais il n'en reste pas moins certaines marques qui l'identifient comme un RE revenant aux racines et qui crèvent les yeux, sans qu'il y ait besoin de l'appeler Resident Evil ou Biohazard pour s'en rendre compte. Mais l'éloignement important avec tous les volets antérieurs a créé un gouffre d'une béance telle, que j'ai eu un peu de mal à me repérer durant les premières heures de cette aventure qui se déroule en Louisiane. On revient donc dans une ambiance américanisée, dans une région propice à certaines légendes locales comme les maisons hantées. Et après avoir crapahuté au milieu de la touffeur du Bayou jusqu'à aboutir à une vieille maison peu avenante, j'ai donc pénétré dans la sombre odyssée de ce nouveau personnage qu'est Ethan. La vue à la première personne n'a rien d'extraordinaire dans un survival horror de nos jours, mais pour un RE paru en 2017, c'était un peu novateur et d'autre part, ça permet de rester dans l'ère actuelle où la plupart des jeux de ce genre se veulent en vue subjective. RE8 n'y coupera pas.

Contrairement à une partie des inconditionnels de la saga qui ont eu du mal à s'adapter à cette vue subjective ou à l'accepter, je n'ai pas eu le moindre souci à m'y faire. En revanche, c'est le fait de ne jamais voir réellement le visage d'Ethan qui m'a dérangé dans une certaine mesure. Autant dans un Bioshock cela ne m'avait guère choqué, autant dans un RE 7ème du nom se jouant pour la première fois en vue FPS, ça m'a quand même pas mal destabilisé au début. On voyait toujours le visage du héros ou de l'héroïne, pourquoi pas ici ? Et comme on ne peut voir le faciès de Ethan, toutes les cinématiques le mettant en scène sont en vue FPS. Pour le coup, j'ai eu (et j'ai encore, même après RE8/Village) du mal à m'attacher à lui. Contrairement à tous les autres personnages emblématiques de la série. Pourtant, ce n'est pas faute à Capcom d'avoir opté pour cette vue qui rend le tout plus immersif, et c'est le cas de le dire. Malgré tout, être dans sa peau de cette manière en devant l'imaginer tel qu'il est et en plus du peu de dialogues qu'il a tout au long de l'aventure, ça ne m'a vraiment pas aidé à apprécier le personnage. Mais ne vous y trompez pas, ce n'est pas parce que son héros ne m'a pas emballé que je n'ai pas aimé RE7. Bien au contraire ! Le parti pris de Capcom de vouloir "revenir aux sources" en reprenant de vieilles mécaniques qui font le sel des RE d'antan comme le stockage et la gestion de la malle, entre autres petits détails bien présents, et revenir à la claustrophobie qui caractérise tant le tout premier Resident Evil, c'est quelque chose qui a porté ses fruits. Ce faisant, je me suis plus retrouvé dans un RE au niveau du gameplay qu'au niveau du protagoniste qui n'a absolument rien à voir (charisme, psychologie, statut) avec les personnages légendaires et iconiques que nous connaissons bien. Alors bon, ce n'est pas un mal en soi d'introduire un nouveau venu, mais celui-ci jure tellement par rapport à ses prédécesseurs au niveau du charisme et de sa situation, en plus de ne jamais voir sa frimousse ni d'en apprendre pas plus que ça sur lui. Donc Ethan, pour moi, c'est le personnage le moins abouti de la licence (en prenant en compte les épisodes principaux) et ce, même s'il montre quelques bons petits signes d'évolution dans RE8 bien que ça ne me suffit pas à l'apprécier. Même Ark Thompson du premier Gun Survivor, qui n'est qu'un spin off mais aussi en vue "FPS à l'ancienne" me convainc davantage comme personnage. Alors que ce jeu a plus de 20 ans et reflète aujourd'hui une bouillabaisse de pixels, mais voilà.

À part ça, l'ambiance pesante, anxyogène et crasseuse a fait son petit effet sur moi. Explorer ce semblant de Manoir Spencer d'une sinistre maison aux airs de maisons hantées et répertoriée dans les légendes locales, c'est quand même une sacrée expérience qui apporte un nouveau souffle. Et ça ne peut faire que du bien à la saga. Il faut savoir qu'avant d'attaquer le jeu pour la première fois, j'ai joué à la démo et l'ai complétée avec toutes les fins possibles, et j'ai donc pu saisir toutes les subtilités qu'elle offre, ce qui m'a pas mal motivé à m'immerger dans le jeu final.
Le fait d'économiser ses munitions, gérer l'inventaire et le stockage de la malle, trouver différentes clés propres à la maison et à ses alentours, réfléchir au meilleur itinéraire en fonction de la situation, le retour du backtracking pour progresser même si c'est dans une moindre mesure, les ennemis qui se cachent derrière un mur au virage et tendent à vous surprendre, les baignoires dégueulasses et nauséabondes, les couloirs étroits et les salles fourmillant d'objets bien disséminés dans l'environnement... Tout ça a marqué d'une certaine façon la renaissance de la série. De plus, j'apprécie fortement que le jeu se veuille un minimum accessible pour les gens qui ne connaissent pas la série ou n'y ont jamais joué. Cela peut permettre aux nouveaux joueurs de s'intéresser et s'initier à la saga. Un juste compromis entre mécaniques anciennes et modernes, avec un didacticiel simple mais intuitif. Car il est évident que RE7 aura été le premier RE de bon nombre de joueurs, tout comme RE4 l'a été en son temps. Qui dit nouveau tournant pour la série, dit nouveau public. Et puis bien sûr les aficionados, si l'on met de côté ceux qui ont abandonné la série à partir de là. Ce que je peux tout à fait comprendre. Mais de ce que j'ai encore du mal à m'en remettre (dans le bon sens), c'est du changement drastique d'ambiance et de gameplay par rapport à RE6, qui, selon moi, est pratiquement aux antipodes de ce qu'est la saga même s'il demeure un vrai RE dans le fond. Mais ça, c'est une autre histoire que je conterais un autre jour.
C'est tellement différent et brusque comme changement... que je n'en reviens toujours pas en y repensant. Le jour et la nuit.

Donc oui, ça a été un régal à jouer, toujours en faisant abstraction du héros qui, au final, n'est qu'une goutte d'eau dans l'océan une fois qu'on accroche au gameplay. Ce retour à l'ancienne est donc un gros point fort du titre. Mais il n'y a pas qu'un certain rapprochement avec RE1 qui est palpable ici tant sur la jouabilité que sur l'atmosphère, parce qu'il est impossible de ne pas penser à Massacre à la Tronçonneuse durant les premières longues minutes du jeu, dans la première maison qui n'est qu'une bonne mise en bouche pour la suite à venir. Et une fois dans la demeure principale des Baker, on retrouve certains éléments du charme d'antan des vieux RE. Certains, pas tous. Parce que j'aurais bien aimé par exemple retrouvé de vrais commentaires de décors, quitte à les afficher avec un bouton d'action contextuelle à l'écran. Encore que ça, ça reste un détail. J'aurais également apprécié une plus grande variété au niveau du bestiaire, car mis à part les abeilles et les ruches qui sont clairement un clin d'œil à RE1, le reste des monstres nommés Molded ne m'a semblé qu'une simple variante d'un même ennemi. Même en comptant les boss, on peine à atteindre la dizaine de spécimens. Mais le plus déplorable dans tout ça, est le fait que les Molded se ressemblent trop. Détail amusant, le quadrupède rappelle le Licker. Ces Mycomorphes.... Donnez-leur une position différente, ajoutez une arme organique en plus ou imaginez-les avec un gabarit plus important, c'est du pareil au même au final. J'ai par contre trouvé les boss plus intéressants. Quant au boss de fin, j'ai eu une certaine déception car je l'ai trouvé non seulement un peu trop facile à tuer, mais en plus pas très original. Bref, comme pas mal de gens apparemment, je trouve que le bestiaire est un des plus gros défauts de ce titre. Remarque, certains DLCs (ceux où l'on incarne Chris et Joe) compensent un peu cela.

Mais comme il n'y a pas que les ennemis en guise de menaces, les pièges sont de la partie. Et là par contre, il faut saluer l'audace d'avoir introduit des pièges vicieux et sournois dignes d'un film SAW. Chose qui l'on retrouve plus ou moins à la moitié du jeu, dans la grange sous le contrôle d'un certain psychopathe. L'importance donnée aux membres de la famille Baker en tant que gardiens de leurs territoires est bien vue. Idée reprise plus tard dans RE8 avec les quatre nobles de la région. Chaque membre a un côté déjanté et décalé particulier ancré dans sa personnalité qui apporte un certain humour noir, jurant ainsi avec les poncifs de la série jusque-là. Ceci ajoute un brin d'humanité même si parfois c'est malsain, du genre on aime ou aime pas. Dans mon cas, la sauce a pris. Le jeu ne fait pas spécialement peur, je dirais plutôt qu'il répugne de part son atmosphère glauque et crasseuse caractérisant l'œuvre et apportant un cachet particulier aux graphismes. Mais dans le bon sens, pour ma part en tout cas. Des graphismes qui jouent désormais dans la cour du photoréalisme. On est loin d'un RE4 avec son chara-design un tantinet manga, et de celui de RE5 & RE6 à cheval entre jeu vidéo et film d'animation. Ça ne m'a pas déplu, du moment que ça s'adapte à des environnements plus réalistes et délabrés légèrement baignés d'un éclairage et d'une lueur qui accompagnent bien le tout. Mais c'est surtout que le tout rend diablement bien avec le moteur RE Engine. RE7 étant le premier à eu avoir l'honneur de l'introduire, ce sera par la suite le fer de lance de Capcom en matière de moteur graphique. Bien sûr, ça peut ne pas être au goût de tout le monde pour tout ce qui est crade et dégueulasse, tant sur l'aspect horrifique que des lieux. Et même chose pour certains ennemis, notamment les boss. Mais là non plus, je n'ai eu aucun mal à m'y faire. Le côté crade de la saga a commencé à se dévoiler à partir de Revelations 2, dont les décors sombres m'ont fait penser à du Silent Hill par moments. En parlant de Silent Hill, il y a d'ailleurs une touche d'horreur psychologique dans ce RE7, enfin du moins c'est un bon petit début qui se voit renforcé par les hallucinations causées par le virus inhérent à ce Biohazard, toujours en respectant en parallèle le domaine scientifique et la typique menace des B.O.W qui représentent la force motrice de la série. Là encore, ce n'est pas au goût de tous, mais moi j'y ai trouvé mon compte. Du moment que ce n'est pas envahissant ou exagéré en dehors des limites du virus et du thème, tant que ça reste un minimum cohérent, je n'ai pas grand chose à redire. Bon, le fait que je sois un amoureux des survival horror avec de l'horreur psychologique influe naturellement dans mon jugement. Les effets spéciaux font leurs effets, a fortiori parce qu'on joue en vue subjective, ce qui renforce l'immersion. Mais je dirais quand même que ce n'est pas un jeu à mettre entre toutes les mains, SURTOUT en mode VR où il faut avoir les nerfs sérieusement accrochés.

Puisque c'est une sorte de redémarrage de la série (nouvelle époque, nouveaux virus, nouveaux persos, etc) mais qui reste dans la continuité, je trouve intelligent d'avoir opté pour le photoréalisme et une ambiance dérangeante avec des décors crades qui donnent un certain charme à cet opus. Si je devais chipoter point de vue graphique, ce serait sur un chouilla de flou durant certaines séquences et sur les personnages. La première partie du jeu dans le "royaume des Baker" est crade à souhait, tandis que la seconde dans l'épave du bateau est plus.... "propre" en comparaison, plus dans un état de ruine et d'abandon. Cette seconde partie se fait plus rapidement aussi, j'ai trouvé. En fait, une fois sorti de la Maison de la famille Baker et de ses environs, j'ai eu l'impression que le jeu devenait plus linéaire et que tout s'enchaînait plus vite, avec moins d'énigmes et de mystères. C'est un petit peu dommage, bien que ça soit pas trop grave, car j'ai l'ai trouvé quand même cool la partie du bateau, mais sûrement pas aussi prenante que la maison dans la première moitié.

C'est vraiment un RE particulier qui avait peut-être besoin d'être réalisé comme ça pour renouveler la saga. Enfin, j'ai surtout l'impression que Capcom a voulu tout simplement élargir son public avec ce 7ème épisode. Et ça a plutôt bien marché. Il est intéressant de voir que, bien que l'objectif était de contenter le plus de gens possible en initiant plus de monde à l'univers RE, ça reste du Biohazard dans le fond et dans la forme. La vue subjective et le héros effacé pouvant en rebuter plus d'un(e). D'ailleurs, il y a même quelques clins d'œil à certains spin off RE tels que Alyssa Ashcroft de Outbreak ou Clive O'Brian de Revelations 1, en fouillant un peu. Et c'est fort sympathique. Pour autant, quelques clins d'œils ou références n'enlèvent pas à mes yeux la grande déconnexion par rapport à tous les épisodes antérieurs de la saga principale (un peu comme RE4 mais ici, c'est plus flagrant parce que dans RE4 au moins il y avait une introduction résumant les faits antérieurs et quelques petits détails par-ci par-là). Ce que j'ai trouvé dommage. Biohazard 7 m'a par conséquent paru assez détaché de l'histoire principale, là où les précédents volets se suivaient (avec un certain écart via RE4, mais ça se tenait mieux quand même). Et ce n'est pas le Chris Redfield que l'on rencontre à la fin et dans son DLC dédié qui va me donner un meilleur sentiment de rapprochement avec tous les anciens épisodes. À plus forte raison parce que le visage de ce Chris est totalement méconnaissable et aura fait couler beaucoup d'encre. Fort heureusement, ça s'arrange pour lui dans RE8.
Si je devais faire une métaphore de la connexion des RE, je dirais que du 0 au 6 on forme un train composé d'autant de wagons, et qu'à partir du 7 c'est un wagon se trouvant loin derrière et détaché.

D'un point de vue sonore, les bruitages se veulent assez réalistes, et la musique joue plus sur l'immersion et l'angoisse, d'ambiance en général qui se laisse écouter même si ça reste humble et parfois discret, mais ça fait son job. Les effets sonores sont toujours davantage mis en avant, ce qui est logique pour un survival horror me direz-vous, mais ici c'est encore plus justifié car l'horreur psychologique et les hallucinations occupent une place importante au sein de l'intrigue. Mettre une musique propre à la salle de sauvegarde n'a rien d'original, mais ça permet de renouer un peu avec les anciens épisodes et c'est toujours appréciable. Musique qui est d'ailleurs plutôt sympa et qui pousse à réfléchir à comment s'organiser en faisant une pause.
Et donc, on revient vraiment sur du survival horror dans toute sa splendeur. Après un RE6 à l'action survoltée, ça fait un bien fou de revenir sur du vrai survival, et toutes les mécaniques classiques qui vont avec, et pourquoi pas en vue subjective aux graphismes plus réalistes et moins colorés.

En conclusion, RE7 est un assez bon RE pour moi. Il revient un peu aux sources façon FPS tout en nous rappelant inexorablement le premier épisode de la franchise. Une sorte de vision inspirée de Shinji Mikami qu'il avait pour RE1 en vue à la 1ère personne à l'origine, mais ici concrétisée dans un cadre tout nouveau. On est vraiment dans un survival horror, avec gestion d'inventaire et de coffre, examens et combinaisons d'objets, y compris un bon petit nombre d'énigmes pour équilibrer entre l'exploration et l'action, même si ces énigmes ne sont pas bien compliquées mais ont quand même le mérite d'exister.
Je peste cependant contre le fait de ne pas voir le visage d'Ethan, comme déjà dit, ne serait-ce que le voir au moins brièvement et de manière à s'amuser à le distinguer entre des ombres pour donner du charme mêlé à du mystère. Et pour moi, difficile de s'y attacher, déjà qu'il est peu prolixe et qu'il n'évolue pas trop. Par contre, j'ai été bouche bée de voir que ce pauvre Ethan prenait cher, à être sans cesse mutilé et à subir des souffrances impossibles à supporter pour le commun des mortels. À croire que Capcom en a fait sa tête de turc !
Sans parler du bestiaire trop timide, et le fait que RE7 est un peu trop détaché de ses prédécesseurs principaux, ce qui m'a donné la sensation de jouer à un spin off sans connexion directe avec les RE principaux.
Toujours est-il que ça reste une valeur sûre pouvant facilement réconcilier ceux qui avaient décrié RE5 & RE6 trop orientés action, je pense.
De ce qui m'a bien plu, je retiens surtout l'ambiance malsaine et crasseuse, le level design bien structuré et la direction artistique de toute beauté. Ce retour à l'horreur mâtiné à un peu d'horreur psychologique est la cerise sur le gâteau. Le jeu reste à la fois frais et classique, s'adressant aussi bien aux vétérans qu'aux novices de la série Biohazard. J'ai même préféré un peu plus RE7 à sa suite (Village), qui elle, reprend sensiblement l'action dans des environnements plus vastes et ouverts, montrant quelques petits signes d'éloignement.


Un dernier mot vite fait sur les DLCs, plutôt nombreux pour un RE. Hormis Cauchemar & Ethan Must Die (pour les mécaniques de survie et de randomizer qui ajoutent du challenge), Not A Hero & End of Zoe (pour leurs histoires qui accompagnent et concluent brillamment l'aventure principale), j'ai trouvé le reste fade et dispensable. Alors certes, ce malheureux Clancy a sa petite histoire canon, mais était-ce vraiment utile de faire un jeu de cartes basée sur le poker (21) dans les extensions le concernant ? Le principe est certes intéressant mais ça n'est pas du RE, et puis je déteste les jeux de cartes. L'anniversaire de Jack est une grosse blague plus que dispensable, se résumant à un vulgaire jeu d'arcade bête et méchant pour faire péter le score. La Chambre est limite comme une aventure graphique qui peut se boucler en moins de 10 minutes, un puzzle conçu plus ou moins comme un escape game. Le DLC avec Zoe explique un peu le prélude de l'aventure mais aurait très bien pu être inclu dans l'histoire principale, comme flashback par exemple. Bref, beaucoup de DLCs avec une saveur mi-figue mi raisin, mais ça occupe un moment.
Ma préférence va surtout à ceux de Chris & Joe, tant pour leur narration complétant le jeu de base que pour les quelques petites idées de gameplay et 2-3 ajouts de Mycomorphes bienvenus.


Ce sera donc sur une bonne note que je termine cette critique : 7,5/10
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